Notre chaîne de production,
maillon par maillon
Plutôt que d'en parler en théorie, voici exactement d'où viennent nos ingrédients et qui les transforme — la chaîne complète, sans rien cacher.
Comme vous pouvez le voir, la rigueur est bien là : notre ferme d'huiles essentielles et d'hydrolats porte le label Ecocert depuis 2012. Simplement, la réglementation exige qu'absolument chaque maillon, du miel à l'atelier, soit certifié pour apposer un logo sur le flacon fini. Nous refusons de tricher avec cette globalité.
La norme ISO 16128 :
ce que cache le "99% naturel"
Vous avez sans doute déjà remarqué ces pourcentages d'origine naturelle fièrement affichés sur les flacons de cosmétiques — 95%, 98%, voire 99%. Loin d'être un argument marketing inventé au hasard, ce chiffre découle d'un calcul mathématique encadré par la norme ISO 16128.
Il est crucial de comprendre que l'ISO 16128 n'est pas une certification ni un label éthique. Il s'agit simplement d'une méthode de calcul internationale qui permet d'attribuer une note à chaque composant selon qu'il est pur, dérivé ou de synthèse. Comme aucun audit externe n'est imposé pour afficher ce chiffre, c'est la rigueur interne du fabricant qui en garantit l'honnêteté. C'est un outil d'analyse, pas un gage de philosophie écoresponsable.
Pourquoi n'atteint-on pas les 100% ? Pour garantir la sécurité microbiologique de votre shampoing sous la douche, l'usage d'un système de conservation sain est indispensable. Même s'il ne représente qu'une fraction de goutte dans la formule, ce conservateur de synthèse obligatoire fait mathématiquement descendre le score à 98% ou 99%. C'est un gage de transparence et de sécurité, pas un renoncement au naturel.
Le vrai coût d'une
certification bio
Se certifier bio n'est pas qu'une formalité administrative — c'est un coût récurrent, chaque année, à chaque étage de la chaîne.
Ce que coûte un contrôle bio, chaque année
Un forfait fixe, à renouveler annuellement, quelle que soit la taille de la production
Source : Agence Bio
Pour une multinationale qui produit des dizaines de milliers de flacons à la chaîne, ces forfaits annuels représentent une fraction de centime par produit. Mais pour un apiculteur indépendant ou un petit atelier artisanal, cette même taxe pèse lourd sur de petits volumes. C’est souvent ce coût fixe qui décourage les micro-structures, et absolument pas leur manière de travailler, qui reste exemplaire.
Pourquoi ce choix,
malgré tout ?
Il aurait été simple de remplacer notre miel par celui d'une coopérative certifiée, plus grosse et standardisée. Ce n'est pas notre vision de la cosmétique vivante. Nous choisissons de travailler avec un apiculteur à moins de deux heures de l'atelier, qui connaît l'emplacement de chacune de ses ruches et respecte le rythme de ses colonies, plutôt que d'acheter un label anonyme à l'autre bout du pays.
Cette même exigence guide le choix de notre laboratoire E.T.R.E.S, un atelier à taille humaine spécialisé dans les productions artisanales minutieuses, ou de notre imprimeur local situé à seulement 1,4 km de nos bureaux. Nos choix sont dictés par les circuits courts, la confiance et la relation humaine, pas par des cases à cocher sur un dossier administratif.
Ce que ça signifie concrètement : nos produits ne portent pas de logo bio, mais chaque ingrédient et chaque étape de fabrication reste traçable et vérifiable — nous préférons cette transparence entière à un label qui ne raconterait qu'une partie de l'histoire.
Ce que vous nous
demandez souvent
Parce que notre producteur de miel et de propolis n'est pas lui-même certifié bio, bien que sa production soit locale, artisanale et respectueuse des abeilles. Sans certification sur l'ensemble de la chaîne, la marque ne peut pas légalement revendiquer le label sur le produit fini.
Selon l'Agence Bio, comptez environ 500 € HT par an pour un producteur, et 700 à 800 € HT par an pour un transformateur — un forfait à renouveler chaque année, quelle que soit la taille de la production.
Non. Notre ferme d'huiles essentielles et d'hydrolats est en agriculture biologique depuis 2016 et porte le label Ecocert depuis 2012. C'est notre producteur de miel qui n'est pas certifié — c'est l'ensemble de la chaîne qui doit l'être pour revendiquer le label sur le produit fini.
C'est une norme internationale de calcul, pas un label. Elle permet d'établir le pourcentage d'ingrédients d'origine naturelle ou dérivée du naturel dans une formule, ingrédient par ingrédient, sans audit externe obligatoire contrairement à une certification comme Ecocert.
