Pourquoi la chute s'intensifie
à l'automne
Le cheveu ne pousse pas de manière continue : il vit au rythme d'un cycle capillaire strict divisé en trois phases principales.
Le cycle capillaire et le décrochage du bulbe en phase télogène
Plusieurs études en dermatologie décrivent un phénomène de synchronisation saisonnière : sous l'effet de la forte luminosité estivale, un pourcentage plus élevé de cheveux entre simultanément en phase télogène durant l'été. C'est ce que montre une étude de référence menée sur 2857 personnes sur deux années consécutives, publiée dans l'International Journal of Cosmetic Science, qui observe une fréquence accrue d'effluvium télogène entre juillet et octobre. Trois mois plus tard, ces cheveux arrivent à terme et tombent ensemble — on parle alors d'effluvium télogène saisonnier. Ce n'est donc pas une chute « provoquée » par l'automne, mais l'écho d'un cycle amorcé au cœur de l'été.
Le repère à retenir : perdre 50 à 100 cheveux par jour fait partie du renouvellement physiologique normal, toute l'année. En période de chute automnale, ce chiffre peut occasionnellement dépasser 150 cheveux par jour de façon temporaire, sans que cela ne signale une alopécie.
L'origine cachée :
exposition estivale et micro-inflammation
Pendant l'été, le cuir chevelu subit des agressions répétées : rayons UV, sel, chlore, transpiration et excès de sébum. Pour se protéger du soleil, la peau du cuir chevelu a tendance à s'épaissir. À la rentrée, l'accumulation de sébum oxydé et de cellules mortes peut obstruer partiellement l'orifice du cheveu (l'ostium folliculaire).
Une hypothèse avancée par certains dermatologues suggère que cette stagnation génère un stress oxydatif et une micro-inflammation locale du bulbe, ralentissant la microcirculation et l'apport en nutriments — ce qui précipiterait le passage des cheveux fragiles vers la phase de chute télogène. Cette piste complète l'hypothèse de l'exposition aux UV déjà documentée par la littérature scientifique, sans encore faire l'objet d'un consensus aussi établi.
Chute normale ou
signal à surveiller ?
La chute saisonnière a des caractéristiques précises qui permettent de la distinguer d'une alopécie androgénétique ou d'une perte liée à des carences (ferritine, vitamine D) :
| Critère | Chute saisonnière (effluvium télogène) | Chute à surveiller (pathologique / hormonale) |
|---|---|---|
| Localisation | Diffuse : l'ensemble du cuir chevelu | Ciblée : raie centrale, tempes ou sommet du crâne |
| Durée | Temporaire : 4 à 8 semaines (max. 12) | Chronique : persiste au-delà de 3 mois |
| Aspect du cheveu | Cheveu entier avec petit bulbe blanc à l'extrémité | Cheveux de plus en plus fins (miniaturisation) |
| Répétition | Se produit à la même période (automne / printemps) | Continue, indépendante des saisons |
Si la chute persiste au-delà de trois mois, s'accompagne d'un éclaircissement visible du cuir chevelu ou de fatigue intense, une consultation médicale (dermatologue ou bilan sanguin) est conseillée afin de contrôler les apports en fer, zinc et vitamines du groupe B.
Pour un tour d'horizon complet des causes et traitements naturels de la chute de cheveux chez la femme, notre guide dédié détaille chaque piste en profondeur.
Le phénomène de « purge »
(shedding) : pas d'inquiétude
Lorsque l'on commence à masser son cuir chevelu ou à appliquer un soin ciblé, il arrive fréquemment d'observer une hausse temporaire de la chute durant la première semaine.
Ce phénomène, appelé effet de purge ou shedding, est normal. La stimulation de la microcirculation et l'action mécanique du massage accélèrent la sortie de cheveux déjà morts, désolidarisés de leur bulbe en phase télogène. Cette étape libère le follicule et laisse la place au nouveau cheveu en phase anagène.
Le rituel Âme & Sens
pour traverser l'automne
Plutôt que de chercher à bloquer un phénomène physiologique naturel, l'objectif est d'assainir l'environnement du cheveu et d'accompagner la fibre naissante.
L'Époustouflant (revitalisant) — propolis et miel de sarrasin, pour assainir le cuir chevelu à la rentrée
Étape 1 — Purifier et apaiser le cuir chevelu
Pour accompagner le cuir chevelu après l'été, il a besoin d'actifs purifiants non agressifs.
- La propolis — assainit le cuir chevelu et calme les rougeurs grâce à ses propriétés antibactériennes et apaisantes reconnues.
- Le miel de sarrasin breton — riche en polyphénols et antioxydants, il contribue à maintenir l'hydratation de la peau grâce à son pH naturellement acide.
Étape 2 — Activer la microcirculation par le massage
Le massage du cuir chevelu est un geste simple et sans risque. En décollant doucement la peau du crâne, vous assouplissez les tissus et stimulez l'afflux sanguin vers la papille dermique.
Étape 3 — Nourrir de l'intérieur
La synthèse de la kératine nécessite des nutriments précis. Une alimentation équilibrée peut inclure :
- Zinc et fer — œufs, graines de courge, légumineuses, poissons gras
- Vitamines du groupe B (B8/biotine, B6) — levure de bière, céréales complètes, oléagineux
- Acides aminés soufrés (cystéine, méthionine) — indispensables à la solidité de la fibre
Précision importante : ces repères nutritionnels sont des informations générales, pas des recommandations personnalisées. En cas de doute sur vos apports (fatigue associée, chute très marquée), un bilan sanguin auprès d'un professionnel de santé reste la meilleure façon d'identifier une éventuelle carence.
Cure d'anticipation :
quand préparer son cuir chevelu ?
L'erreur la plus courante consiste à attendre fin octobre, lorsque la chute est déjà bien installée, pour commencer à agir.
Puisque le cycle télogène dure environ trois mois, la chute d'automne se prépare dès la fin août ou le début septembre. Adopter un shampoing doux enrichi en propolis et démarrer une routine dès la rentrée permet de purifier le cuir chevelu des résidus d'été et d'accompagner cette période plus sensible.
Ce que vous nous
demandez souvent
Généralement entre 4 et 8 semaines, avec un maximum de 12 semaines. Au-delà de 3 mois, mieux vaut consulter un professionnel de santé pour un bilan.
Oui. Dans le cas d'une chute saisonnière (effluvium télogène), le follicule pileux reste vivant. La chute du cheveu mort laisse la place à un nouveau cheveu en phase de croissance active.
La propolis est reconnue pour ses propriétés assainissantes et apaisantes, et le miel de sarrasin apporte des antioxydants qui protègent la peau du stress oxydatif. Ensemble, ils contribuent à maintenir un cuir chevelu sain — un terrain favorable, sans pour autant constituer un traitement de la chute de cheveux.
Non, il ne faut pas avoir peur de se laver les cheveux. Les cheveux qui tombent au shampoing étaient déjà détachés de leur racine depuis plusieurs jours. Un shampoing doux et adapté aide au contraire à assainir le cuir chevelu.
